Troyes

Nous avons photographié onze adresses dans la préfecture de l'Aube. Nous savons cependant qu'il en existe au moins trois autres : un balcon au 1, rue Hennequin, un escalier intérieur dans l'ancienne CCI de Troyes (anciennement hôtel Camusat), reconvertie en logements, 10, place Audiffred, et un autre escalier intérieur dans l'hôtel Guélon (dit aussi Maison des Allemands), en travaux à l'heure où nous écrivons ces lignes, 3, rue de la Trinité. Vos photographies sont les très bienvenues !

Hôtel de Vauluisant

La bonneterie et la rubannerie, ça tombe dans les marchandes de modes, et, comme on dit, c'est immoral.
Edouard Corbière, 1793-1875, cité par dictionnaire.lerobert.com

Hôtel de Vauluisant

Musée de l'Art champenois du XVIe siècle et musée de la Bonneterie, 4, rue de Vauluisant
Mon oncle [...] était vieux, sans enfants ; j'étais son seul héritier : il m'offrit de me céder son commerce [...]. L'orgueil, monsieur, fut plus fort que le besoin. Ce mot de bonnetier me révoltait ; c'était mon cauchemar. Je me disais qu'il était indigne d'un homme littéraire comme moi de végéter dans la bonneterie, d'être bonnetier, de vendre des bonnets, et de coton encore !

Préfecture de l'Aube

2, rue Pierre Labonde
La femme du préfet était venue, très gentille, lui couler à l'oreille un mot de recommandation.
Anatole France, "L'Anneau d'améthyste", éd. Calmann-Lévy, 1899

Cité du Vitrail

Ancien Hôtel-Dieu-le-Comte, extérieur, accessible par le 15, rue de la Cité
Mon petit oiseau ne finira pas dans la terre ni dans un trou.
Patrick Froehlich, "L'enfant secoué. Vol. 1. Hôtel-Dieu", éd. Mollat, 2012

Cité du Vitrail

Ancien Hôtel-Dieu-le-Comte, intérieur, accessible par le 31, quai des Comtes-de-Champagne
Diego Tolomelli, 33 ans, fabrique des vitraux érotiques qui n'ont presque plus rien à voir avec le chemin de croix, le choeur des vierges et les saints Martyrs. Ses vitraux à lui montrent des éphèbes en baskets qui se lèchent les pieds, des macho-boys seulement vêtus d'un harnais de cuir et des beaux gosses qui s'embrassent en se tenant par le col de la chemise.

Agnès Giard, blog "Les 400 culs", Des vitraux pas catholiques, www.liberation.fr, 31 juillet 2008

3, rue Emile-Zola

Emanciper la femme, c'est excellent ; mais il faudrait avant tout lui enseigner l'usage de la liberté.
Emile Zola, Chroniques, "La Tribune", 27 septembre 1868, cité par www.larousse.fr

Brit Hôtel Les Comtes de Champagne

33, rue de la Monnaie
La rencontre entre BB et Serge Gainsbourg se veut gauche et silencieuse. Le compositeur se lance et fredonne les premières paroles de "Harley Davidson". Elle essaie à son tour, mais paralysée par le trac, a du mal à articuler. Il faudra quelques coupes de champagne pour lui redonner de l'assurance. Subjugué, Serge Gainsbourg observe sous ses yeux une Brigitte Bardot confiante, qui chante le futur tube avec une grande sensualité. C'est le coup de foudre. Dès le lendemain, il s'empresse de lui faire livrer une caisse de Dom Pérignon. Une histoire d'amour qui aura débuté sur fond de bulles dorées...
Aurore Rousset, www.marieclaire.fr, non daté

26, rue Général-Saussier

Mais le marché du condom ne capotera pas, car dans les années 80, il retrouve la banane et reprend du poil de la bébête avec le retour des MST et surtout l'apparition du Sida. Il faut sortir couvert et protéger le manche, le poireau, le bijou, la nouille, le gourdin, la tige, le glaive, le chauve et les 50 autres nuances de zizis… on n'en voit pas le bout !

Frédéric Charpentier, activmag.fr, 29 octobre 2017

Ecole municipale des Beaux-Arts

37, rue Général-Saussier
- Et vous faites des beaux-arts, m'a dit Monsieur ?
- Oui... De la peinture contemplative.
- Peut-on voir quelque...
- Oh ! c'est bien simple : regardez par la fenêtre. Je ne fais guère autre chose.
Tristan Corbière, "L'Atelier", in "Les Amours jaunes", 1873, publié à compte d'auteur

3, rue Raymond-Poincaré

Témoignage : "J'ai fait l'amour dans les douches d'un spa thermal et personne n'a rien vu"

Propos recueillis par Sorelle Spet, www.mariefrance.fr, 3 février 2022

4-8, rue de la Trinité

"Alice", trash indélébile. Le célèbre roman de Lewis Carroll, mis à l'honneur au Salon de Montreuil pour ses 150 ans, a marqué de nombreux artistes, avec sa trinité sexe, drogue et révolte.

Johanna Luyssen, www.liberation.fr, 2 décembre 2015